Interview de Chloé Froissart pour iD4D, blog animé par l’Agence Française de Développement

La Chine et ses migrants : des progrès fragiles

Interview de Chloé Froissart, parue le 26 juillet 2018 sur le blog iD4D, blog animé par l’Agence Française de Développement – Copyright ID4D.

La Chine et ses migrants CFC FR

La Chine compte près de 300 millions de travailleurs migrants aux conditions de vie très précaires. Chloé Froissart, directrice du Centre franco-chinois en sciences sociales à l’université Tsinghua (Pékin), analyse la situation juridique et sociale de cette population.

Les flux migratoires intérieurs en Chine restent massifs et s’étendent sur tout le pays, depuis le centre et l’ouest vers la côte est. À combien estime-t-on aujourd’hui le nombre de travailleurs migrants ?

Selon le rapport du Bureau national des statistiques publié en avril 2018, il y avait 286,52 millions de travailleurs migrants en Chine en 2017. Leur nombre continue à augmenter. On en compte 4,81 millions en plus par rapport à 2016, soit une progression de 1,7 %. Par ailleurs, les statistiques ne représentent qu’une partie de la population de ces migrants. Beaucoup ne sont pas enregistrés et ils ne sont donc pas recensés. Prenons l’exemple d’une ville comme Shanghai : la population totale est officiellement de 24 millions, mais elle peut parfois atteindre 30 millions, avec une moyenne de 28 millions.

Longtemps, ces travailleurs migrants se sont massés dans les grands centres manufacturiers du sud de la Chine. Est-ce encore le cas ?

 De plus en plus de migrants chinois choisissent désormais de rester près de chez eux. L’écart de développement entre les zones de l’intérieure rurales – d’où les migrants sont traditionnellement originaires – et les zones côtières riches et industrialisées qui ont été leur destination se réduit progressivement. En 2017, les migrants dans les régions côtières gagnaient 13 % de plus que ceux des régions du centre ou de l’ouest. Mais la croissance des salaires dans ces régions les plus prospères a ralenti. Elle était de 6,4 % en 2017 contre 21 % en 2011, alors que l’augmentation des salaires dans la Chine de l’intérieur a atteint un pic à 7,5 %.

De nombreux migrants choisissent également de déménager dans des villes proches de leur domicile pour des raisons personnelles. Beaucoup sont en effet des enfants uniques et désirent avoir un accès facile à leur famille, comme le décrit un récent article du magazine Caixin. Tous ces changements se reflètent dans la proportion de migrants qui ont quitté leur province de résidence pour travailler, comparativement à ceux qui migrent au sein de leur province d’origine. En 2008, 53,3 % des migrants travaillaient dans une autre région que la leur. Ce chiffre est tombé à 44,7 % en 2017.

Le « hukou », ce passeport intérieur chinois mis en place à l’époque de Mao, est l’équivalent d’un permis de résidence qui divise la population chinoise entre ménages ruraux et ménages non ruraux. Quel est l’impact de ce système sur les migrations internes en Chine ?

Ce système n’empêche plus vraiment les migrations internes mais il les décourage dans les grandes villes par des politiques discriminatoires. Le « hukou » reste en effet un instrument de planification. Le premier plan national d’urbanisation, publié par le Conseil d’État en 2014, doit accorder à 100 millions de personnes un « hukou » urbain d’ici 2020. Cela permet d’assouplir un peu plus les restrictions du « hukou » dans les villes et les petites villes tout en contrôlant davantage les migrations dans les métropoles chinoises.

Dans celles-ci, ce passeport intérieur permet aux autorités de mettre en place des politiques d’immigration choisie. Le but est d’attirer les personnes riches et hautement qualifiées qui contribueront au développement économique des villes. Ce ne sont pas des travailleurs venus de la campagne mais souvent des migrants urbains ou de retour de l’étranger. Cette politique n’empêche pourtant pas les migrants de continuer à se diriger vers les centres économiques les plus dynamiques. Ainsi, le « hukou » reste un facteur de discrimination puissant dans les grandes villes chinoises.

Comment la situation juridique et sociale des migrants chinois a-t-elle évolué, notamment en matière d’accès aux soins ?

Malgré la volonté des autorités centrales d’universaliser l’accès aux droits sociaux, cette politique bute sur le fait que ce sont les municipalités qui doivent prendre en charge l’ensemble des coûts liés à cette intégration dans un système sans péréquation. Les municipalités sont donc encouragées à sélectionner les candidats à l’intégration. Par ailleurs, la sécurité sociale en Chine est un système d’assurance sociale financé par les cotisations des employeurs et des employés.

Ce système ne s’adresse qu’aux migrants qui sont déjà bien intégrés en ville et ont un emploi stable. Il laisse de côté tous ceux qui sont trop pauvres ou trop mobiles, qui changent souvent d’employeurs ou qui sont travailleurs indépendants. Or, cotiser à la sécurité sociale est souvent une condition d’accès à d’autres droits en ville, comme l’éducation. Autrement cotiser est considéré comme un devoir plus que comme un droit. Dans un contexte où la réalité de l’accès à la protection sociale est très mauvaise en ville, les migrants chinois retournent souvent se faire soigner à la campagne. Lorsqu’ils rentrent chez eux, ils ne peuvent récupérer que leurs propres cotisations et perdent celles des employeurs qui restent dans le système de protection sociale en ville.

Comment se sont améliorées les conditions de travail de cette main d’œuvre « bon marché » ?

À partir de 2008, une série de lois – à commencer par la loi sur le travail – ont considérablement renforcé la codification des droits pour tous les travailleurs, y compris les migrants. La protection des droits a progressé dans l’ensemble. Mais elle ne se fait pas via les canaux institutionnalisés de résolution des conflits (arbitrage, médiation, jugement), lesquels ne répondent que très imparfaitement aux attentes des travailleurs. Elle a lieu sous la pression des mobilisations, les grèves n’ayant cessé d’augmenter. On a vu ainsi émerger différentes formes de négociations collectives, portant essentiellement sur les salaires. Des négociations collectives autonomes menées par les ouvriers avec l’aide d’ONG se sont développées entre 2011-2015 dans le Guangdong (Sud de la Chine). Elles ont permis le règlement d’une variété de conflits, notamment liés aux délocalisations. Mais par peur d’une trop forte autonomisation du mouvement ouvrier, un coup d’arrêt a été porté au mouvement en décembre 2015 par une série d’arrestations d’activistes et la fermeture de plusieurs ONG. Pour prévenir les grèves, les syndicats officiels tentent également de mettre en place leur propre modèle de négociations collectives notamment sur les salaires.

L’éducation des enfants de ces migrants chinois est-elle assurée ?

D’après le New Citizen Annual Report (2017), environ 60 % des enfants des migrants chinois ne peuvent pas suivre leurs parents en ville par manque d’accès à l’éducation en zone urbaine. Ils sont donc scolarisés à la campagne, où les conditions d’éducation sont moins bonnes. Parmi ceux qui peuvent suivre leurs parents en ville, seuls 32 % sont scolarisés dans des écoles publiques et jouissent des mêmes conditions d’éducation que les enfants des non migrants. Mais les parents doivent pour cela produire toute une série de documents attestant notamment qu’ils ont un emploi et un domicile fixes en ville, et qu’ils cotisent à la sécurité sociale. L’éducation publique reste donc inaccessible aux enfants dont les parents sont pauvres ou travaillent dans l’économie informelle.Enfin, environ 8 % de ces enfants de migrants chinois sont scolarisés dans des établissements privés aux frais de scolarité sont importants alors que l’éducation est gratuite dans les écoles publiques. 

Les opinions exprimées dans ce blog sont celles des auteurs et ne reflètent pas forcément la position officielle de leur institution ni celle de l’AFD.

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Conference, « China’s Belt and Road Initiative: A Catalyst for Economic, Financial, and Good Governance Reforms? » , 24 avril 2018

The Tsinghua University Sino-French Research Centre and the Carnegie–Tsinghua Center for Global Policy are pleased to invite you to a conference with Jean-François Huchet, Shi Zhiqin and Wang Xinsong :

« China’s Belt and Road Initiative:
A Catalyst for Economic, Financial, and Good Governance Reforms? »

April 24, 2018 – 2:30 PM – 4:30 PM

Carnegie-Tsinghua Center
Sohu Internet Plaza 1
Zhongguancun East Road, Building 9, Suite 402

Registration is required to attend this event
Register to attend


JeanFrançoisHuchet site CFCJean-François Huchet

Jean-François Huchet is vice-chancellor for research, director of the Centre for Asian Studies, and professor of economics at the National Institute for Oriental Languages and Civilizations in Paris.


Shi_Zhiqin_color2Shi Zhiqin

Shi Zhiqin is a resident scholar at the Carnegie-Tsinghua Center for Global Policy, where he runs the China-EU Relations program and the China-NATO dialogue series.


ShiZhiqin site CFCWang Xinsong

Wang Xinsong is an associate professor at the Beijing Normal University School of Social Development and Public Policy. His recent research focuses on the political risks of China’s overseas investments and their impact on the governance of developing countries.


Since its unveiling in 2013, the Belt and Road Initiative (BRI) has developed into a sweeping global project with profound implications for the international financial system, China’s own growth model, and governance in China and in countries along the Belt. The cornerstone of President Xi Jinping’s effort to reposition China as a global economic leader, the BRI has the potential to deepen international integration and alter financial standards and good governance practices.

Despite China’s promises of communal contributions and shared benefits, many in the West remain uncertain whether the BRI will reform or merely maintain preexisting norms and values. To what extent will the new China-backed financial institutions, the Asian Infrastructure Investment Bank and New Development Bank, compete with the traditional Bretton-Woods organizations? And how will the internationalization of China’s economy shape the nation’s domestic financial systems? Finally, how can China promote transparency and accountability within and beyond its borders as the BRI develops?

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Compte-rendu de la journée d’études sur la gouvernance environnementale en Chine, 2 avril 2018

Le Centre franco-chinois en sciences sociales de l’université Tsinghua et le Brookings-Tsinghua Center for Public Policy ont eu le plaisir de coorganiser la journée d’études sur les acteurs, les stratégies et modes d’action de la gouvernance environnementale en Chine, le lundi 2 avril 2018 (Programme). Huit intervenants se sont exprimés au cours de ce séminaire codirigé par Chloé Froissart, directrice du CFC, et QI Ye, directeur du Brookings-Tsinghua Center for Public Policy.

Les remarques introductives du professeur QI Ye ont souligné l’ampleur des efforts entrepris par la Chine pour lutter contre la pollution, de l’air notamment, et dans une moindre mesure des sols et de l’eau. Le récent réaménagement des ministères dédié à la protection environnementale à la suite des sessions annuelles de l’Assemblée nationale populaire et la Conférence consultative politique du peuple chinois marquent l’importance accordée à ce sujet par les autorités. En dépit de l’ambition et de la latitude conférée à ces nouveaux ministères, ayant désormais la main haute sur les questions environnementales, certains volets demeurent délaissés, comme celui de la lutte contre le réchauffement climatique. L’un des défis des prochaines négociations internationales sera d’ailleurs une inclusion plus importante des acteurs économiques extraétatiques — non seulement les entreprises, mais aussi les organisations internationales de régulation (FMI, OMC, Banques centrales…), défi sur lequel la Chine est attendue.

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Dr. Coraline Goron, Oxford University China Center, Strategies of Environmental Information Disclosure and their Limits. A preliminary assessment.

Coraline Goron s’est penché sur les stratégies déployées par les ONG de la province du Shandong pour mettre en lumière les pollutions environnementales et les combattre. Après avoir rappelé l’évolution du cadre légal au cours des quinze dernières années et l’articulation entre les activités online et les pratiques offline, elle a montré comment les ONG environnementales mettent à la disposition du public et des autorités de données fiables de surveillance des pollutions. Elle a ensuite détaillé les procédés d’information environnementale à disposition de ces acteurs et leurs moyens d’action : intégration au sein des entreprises jugées polluantes pour lutter de l’intérieur contre leurs externalités négatives, ou encore diffusion de l’information en ligne. Les tentatives de corruption et les menaces qui pèsent sur les activités de ces ONG et leurs membres les obligent à la prudence : celles-ci optent ainsi le plus souvent pour des moyens non conflictuels de résolution des contentieux pour maintenir un dialogue avec les autorités et atteindre graduellement leurs objectifs.

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Dr. Zhao Xiaofan, Tsinghua School of Public Policy and Management, Pervasive Threat and Regulatory Compliance: Evidence from Energy-Saving Regulations in China.

ZHAO Xiaofan a montré au cours de cette communication les moyens employés par les autorités provinciales chinoises pour que les entreprises atteignent les objectifs fixés en matière d’économies d’énergie. Son étude, basée sur des données nombreuses et une enquête approfondie, a ainsi établi que la menace que fait planer le pouvoir discrétionnaire des autorités administratives en termes d’allocation des ressources et de répression des pratiques illégales constitue le principal facteur de mise en conformité des entreprises avec la loi. L’incertitude et les craintes créées par l’imprévisibilité, la non-spécificité et l’ambiguïté des injonctions administratives expliquent ainsi la mise en conformité de nombres d’entreprises, au prix parfois de leur profitabilité. Toutes les entreprises ne sont pas égales face à cette régulation, les petites et moyennes entreprises ayant des marges de manœuvre plus restreintes que les entreprises publiques.

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Dr. Lu Jian, Tsinghua School of Public Policy and Management, Interest-based, Rightful or Value-Driven Resistance? An Analysis of the Nature and Characteristics of Environmental Protests in Urban China.

LU Jian a identifié les caractéristiques récurrentes des protestations environnementales à travers l’étude de ces mouvements urbains depuis le début de la décennie 2000. Les facteurs identifiés à plusieurs échelles (micro, méso et macrosociologique) permettant d’en tirer une grille d’analyse des manifestations environnementales : Les craintes que font peser sur la santé publique les projets sont le principal motif de manifestation ; ces mobilisations sont quasi exclusivement locales, s’appuyant sur des classes moyennes urbaines, et portent en leurs seins des conflits d’intérêts entre les parties mobilisées. Les mobilisations environnementales sont ainsi des actions collectives orientées par des intérêts pouvant diverger, se basant sur le droit et s’appuyant sur les valeurs des acteurs. Il s’agit d’une réponse aux conséquences et dommages causés par l’expansion du marché dans une Chine socialiste à économie de marché._DSF4389

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Dr. A Rong, London School of Economics, Public participation: civic activities and political engagements – ENGO’s community activities.

A Rong s’est attaché à démontrer les stratégies mises en œuvre par les ONG environnementales dans leurs activités à destination de communautés spécifiques (étudiants, familles, enfants…), afin de faire prendre conscience, d’engager et d’augmenter la participation du public. Ces stratégies suscitent des tensions, car la recherche d’engagement se fait souvent au prix de compromission. Elle a ainsi montré la nécessité pour ces ONG de faire des « sauts conceptuels », en passant par exemple de la notion générale et polysémique d’environnement à celle plus subjective de nature imaginée pour capter et retenir l’attention. Elles mettent également l’accent sur une vision positive, plus à même de créer l’adhésion, plutôt qu’une vision négative s’appuyant sur les faits et les données précis, mais conduisant à la résignation. Enfin, les exigences sont abaissées : les associations ne cherchent plus à s’adresser à des citoyens verts (Green citizen), mais à de joyeux consommateurs (Happy consumers). Ainsi, dans leurs activités à destination du public, les ONG cherchent davantage à changer la vision que portent les individus sur leurs comportements et les conséquences environnementales induites qu’à agir directement en faveur de la protection de l’environnement.

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Dr. Lin Hong, Chinese Academy of Social Sciences, From Oneself to Others: The Practice of Ethics and Volunteer Service for Environmental Protection in China.

Au terme d’une enquête qualitative et quantitative rassemblant une large base de données sur les membres bénévoles et professionnels de l’ONG environnementale Friends of Nature en Chine au cours des 15 dernières années, LIN Hong a pu dresser un portrait sociologique exhaustif des membres de l’organisation. En explorant la dimension individuelle à travers une série d’entretiens, elle a pu mettre en avant les motivations et la force de l’engagement de chacun, mais aussi les écarts entre les attentes, valeurs et représentations des volontaires et des professionnels impliqués au sein de Friends of Nature.

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Dr. Chloé Froissart, Director of the Tsinghua University Sino-French Center in Social Sciences, Toward a new environmental governance model in China ? Assessing the role of ENGOs in the law-making process. 

Chloé Froissart a évalué le rôle tenu par les ONG environnementales dans le processus législatif en Chine.  Depuis leur mobilisation pour l’amendement de la Loi sur la protection de l’environnement (2014), elles prennent une part de plus en plus importante dans le processus législatif. Consultées dans le cadre de multiple canaux de participation publique qui se développent, ces organisations ne se contentent plus seulement de peser sur l’agenda, mais fournissent également une expertise recherchée par les gouvernants. Ce processus accompagne et renforce la professionnalisation de ces ONG. Ainsi, la crédibilité et la légitimité de ces organisations capables de produire de la connaissance, que ce soit en termes d’évaluations ou de préconisations, connaissent une véritable montée en puissance. Plus précise et répondant aux attentes du terrain, les lois façonnées avec la participation des ONG sont plus susceptibles d’être mises en œuvre et respectées.

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Dr. Peter Ho, Qianren Professor, Tsinghua University, School of Social Sciences and London School of Economics, The credibility of nature management: A new theory of environmental governance.

Rappelant les différentes réponses théoriques à la tragédie des communs et leurs limites, Peter Ho a proposé une nouvelle théorie pour évaluer la performance des institutions dans le cadre de la gouvernance environnementale. Selon lui, cette performance ne réside pas dans la forme des institutions, mais dans les fonctions qu’elles occupent et qui lui sont reconnues dans l’espace et dans la durée. De la fonctionnalité de l’institution découle sa crédibilité, qui peut être considérée comme son acceptation sociale dans un espace et durant une période déterminée, se manifestant par sa longévité. Concrètement, cette crédibilité s’exprime et se mesure à l’aune de l’enregistrement des titres de propriété foncière auprès de ces institutions ainsi que par la conflictualité générée par ces institutions. Le régime des tenures foncières dans les campagnes chinoises est géré par les comités villageois et assure la fonction d’amortisseur social.

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Concluant cette journée d’étude, Chloé Froissart a pu souligner la grande qualité et l’intérêt des présentations et des débats qui s’ensuivirent, non seulement entre les intervenants mais aussi avec le public présent.