Compte-rendu de la journée d’étude

Le 15e anniversaire du Centre de recherche franco-chinois en sciences sociales de l’Université Tsinghua a été célébré le 11 novembre 2017 au cours d’une journée de conférence internationale sur le thème des migrations.

L’événement s’est tenu en présence d’une trentaine de participants, universitaires, étudiants et auditeurs libres.

Après les allocutions d’ouverture de madame Stéphanie Balme, Attachée de coopération universitaire auprès de l’Ambassade de France en Chine, monsieur le professeur Shi Zhiqin, chancelier de la faculté de Sciences sociales de Tsinghua et de Chloé Froissart, directrice du Centre franco-chinois. NN1+wd0oSrisUgOQB3SrOg_thumb_11e1 53sm6uZGRX+wtCJVa3Bo2Q_thumb_11cf

La conférence inaugurale fut donnée par Laure Zhang, professeur auprès de l’université de Genève. Cette présentation a mis en avant les apports théoriques français aux sciences sociales et à la pensée critique, de l’école positiviste jusqu’à Pierre Bourdieu.

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La matinée fut consacrée à l’action des États à l’égard des migrants et fut marquée par les interventions d’Éric Florence, directeur du Centre d’Études français sur la Chine contemporaine, et de Wang Jianhua, chercheur à l’Académie chinoise des Sciences sociales. Éric Florence s’est focalisé sur la catégorisation dont font l’objet les migrants internes en Chine et les représentations attribuées et subies. Wang Jianhua s’est quant à lui intéressé à la manière dont les autorités chinoises ont fait face aux manifestations de travailleurs migrants dans le Guangdong.

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La thématique des répertoires collectifs d’actions et des différences entre les syndicats et les organisations non gouvernementales et de leur attitude vis-à-vis des migrants a été développée par la doctorante à l’université de Tsinghua, Liu Yan.

Swanie Potot s’est quant à elle penché sur la participation des migrants aux mobilisations citoyennes à la frontière franco-italienne. Sa présentation a mis en exergue la faible participation des migrants à ces mobilisations collectives, jugées trop éloignées de leurs intérêts immédiats.

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La dernière partie de la journée d’étude fut consacrée aux formes d’intégration, d’appartenance et de citoyenneté vécues par les migrants, dans un cadre plus large. Dominique Vidal, professeur de Sociologie à l’université Paris Diderot à ainsi axé sa présentation sur l’expérience des migrants mozambicains à Johannesburg. Il a notamment démontré que les structures d’apartheid, bien qu’officiellement aboli depuis près de 25 ans, subsistent à l’égard de cette minorité. La xénophobie sud-africaine envers les populations africaines immigrées oblige ces dernières à s’adapter, en se rendant « invisibles ».

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Chloé Froissart et Cinzia Losavio, doctorante auprès de l’Université Paris 1, ont présenté au cours d’une communication conjointe sur les effets observés de la politique de logement et les réformes du Hukou, le permis de résidence chinois, à Zhuhai (province du Guangdong).

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Jin Jun, professeur de sociologie à l’université Tsinghua, a abordé la relation entretenue entre les fonds de prévoyances logement et les travailleurs migrants.

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Sheng Mingjie, lectrice en sciences de l’urbanisme à l’université de Tianjin, a présenté les résultats de sa recherche sur les caractéristiques sociospatiales des diplômés à faibles revenus. 5y3dbLUISv+PKZv3ihHYvA_thumb_11e9

Le succès de cette journée d’étude a été permis par des échanges riches entre chercheurs français et chinois des différentes des sciences humaines et sociales

Un débat passionné, portant sur l’ensemble des communications de la journée et animé par Chloé Froissart, Guo Yuhua et Jin Jun, a conclu cette journée d’étude.

La traduction-interprétariat de cette journée d’étude internationale a été assurée par madame Li Hua (李华女士).