Conference, « China’s Belt and Road Initiative: A Catalyst for Economic, Financial, and Good Governance Reforms? » , 24 avril 2018

The Tsinghua University Sino-French Research Centre and the Carnegie–Tsinghua Center for Global Policy are pleased to invite you to a conference with Jean-François Huchet, Shi Zhiqin and Wang Xinsong :

« China’s Belt and Road Initiative:
A Catalyst for Economic, Financial, and Good Governance Reforms? »

April 24, 2018 – 2:30 PM – 4:30 PM

Carnegie-Tsinghua Center
Sohu Internet Plaza 1
Zhongguancun East Road, Building 9, Suite 402

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JeanFrançoisHuchet site CFCJean-François Huchet

Jean-François Huchet is vice-chancellor for research, director of the Centre for Asian Studies, and professor of economics at the National Institute for Oriental Languages and Civilizations in Paris.


Shi_Zhiqin_color2Shi Zhiqin

Shi Zhiqin is a resident scholar at the Carnegie-Tsinghua Center for Global Policy, where he runs the China-EU Relations program and the China-NATO dialogue series.


ShiZhiqin site CFCWang Xinsong

Wang Xinsong is an associate professor at the Beijing Normal University School of Social Development and Public Policy. His recent research focuses on the political risks of China’s overseas investments and their impact on the governance of developing countries.


Since its unveiling in 2013, the Belt and Road Initiative (BRI) has developed into a sweeping global project with profound implications for the international financial system, China’s own growth model, and governance in China and in countries along the Belt. The cornerstone of President Xi Jinping’s effort to reposition China as a global economic leader, the BRI has the potential to deepen international integration and alter financial standards and good governance practices.

Despite China’s promises of communal contributions and shared benefits, many in the West remain uncertain whether the BRI will reform or merely maintain preexisting norms and values. To what extent will the new China-backed financial institutions, the Asian Infrastructure Investment Bank and New Development Bank, compete with the traditional Bretton-Woods organizations? And how will the internationalization of China’s economy shape the nation’s domestic financial systems? Finally, how can China promote transparency and accountability within and beyond its borders as the BRI develops?

Sans titre

Seconde conférence de Loïc Blondiaux, « La démocratie participative en France : un bilan contrasté », 6 septembre 2017

Le Centre franco-chinois en sciences sociales de l’université Tsinghua a le plaisir de vous inviter à une seconde conférence de Loïc Blondiaux le mercredi 6 septembre 2017.


Loïc Blondiaux 罗伊克•布隆迪欧

Loïc Blondiaux est politiste, professeur à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne et chercheur au Centre Européen de Sociologie et de Science Politique (CESSP EHESS/PARIS 1/CNRS). Ses travaux portent sur la participation citoyenne, les innovations démocratiques et l’opinion publique. Il dirige la revue Participations, le master « Ingénierie de la concertation » (Paris I) et a présidé le conseil scientifique du GIS « Démocratie et participation » de 2010 à 2016.Il est membre du conseil scientifique de la Fondation Nicolas Hulot et du think tank Décider ensemble, de la Commission parisienne du débat public ainsi que du conseil d’administration de l’Institut de la concertation et de la participation citoyenne. Il a publié notamment La fabrique de l’opinion (Seuil, 1998) et Le Nouvel esprit de la démocratie (Seuil, 2008).


La démocratie participative en France : un bilan contrasté

Depuis le début des années 2000, la législation française reconnaît aux citoyens le droit de participer à l’élaboration des décisions, en particulier dans le domaine environnemental. De nombreux dispositifs (conseils de quartier, Commission nationale du débat public, conseils citoyens, budget participatif, plate-forme de consultation numériques…) ont été mis en place à l’échelle locale ou nationale, qui cherchent à associer les citoyens, de manière plus ou moins directe, aux décisions qui les concernent. Mais le bilan de ces expériences reste cependant très mitigé. La diffusion de la démocratie participative en France se heurte en effet à de multiples obstacles institutionnels, sociaux et surtout culturels qu’il s’agit de comprendre et de décrire. Il s’agira également de réfléchir aux conditions (matérielles et politiques) qui peuvent assurer la réussite de ces démarches.

Discutant: Liu Yu
Professeure associée au département de sciences politiques de l’université Tsinghua

Mardi 5 septembre 2017, de 14h00 à 17h00
Université Tsinghua, Mingzhai Building, salle 315

La conférence sera animée par Chloé Froissart,
Directrice du Centre franco-chinois de l’université Tsinghua.

La conférence se tiendra en français et en chinois (interprétariat consécutif).

Conférence de Loïc Blondiaux : « Les démocraties représentatives à l’épreuve », 5 septembre 2017

Le Centre franco-chinois en sciences sociales de l’université Tsinghua a le plaisir de vous inviter à une conférence de Loïc Blondiaux le 5 septembre 2017 à l’université Tsinghua.



LoicBlondiauxLoïc Blondiaux

Loïc Blondiaux est politiste, professeur à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne et chercheur au Centre Européen de Sociologie et de Science Politique (CESSP EHESS/PARIS 1/CNRS). Ses travaux portent sur la participation citoyenne, les innovations démocratiques et l’opinion publique. Il dirige la revue Participations, le master « Ingénierie de la concertation » (Paris I) et a présidé le conseil scientifique du GIS « Démocratie et participation » de 2010 à 2016. Il est membre du conseil scientifique de la Fondation Nicolas Hulot et du think tank Décider ensemble, de la Commission parisienne du débat public ainsi que du conseil d’administration de l’Institut de la concertation et de la participation citoyenne. Il a publié notamment La fabrique de l’opinion (Seuil, 1998) et Le Nouvel esprit de la démocratie (Seuil, 2008).


Les démocraties représentatives à l’épreuve

La démocratie représentative ne fait plus l’objet d’un consensus dans la société française actuelle. Cette forme de régime politique a amplement fait la démonstration de ses fragilités face au terrorisme ou aux courants autoritaires qui traversent la société française, autant que de son inefficacité face aux crises économiques ou environnementales. Face à cette double crise de légitimité et d’efficacité, de nombreuses propositions théoriques et pratiques ont été formulées depuis le début des années 2000 pour renforcer la nature démocratique de la représentation politique. Certains théoriciens promeuvent une représentation inclusive en mesure de concilier représentation et participation à travers la mise en place d’institutions de démocratie continue. D’autres insistent sur la nécessité de diversifier les canaux de représentation par le biais de nouveaux mécanismes participatifs. Loïc Blondiaux évoquera notamment des innovations pratiques qui ont déjà été expérimentées comme les budgets participatifs ou les plateformes de démocratie numérique.

Discutant: Liu Yu
Professeure associée au département de sciences politiques de l’université Tsinghua

Mardi 5 septembre 2017, de 14h00 à 17h00
Université Tsinghua, Mingzhai Building, salle 315

La conférence sera animée par Chloé Froissart,
Directrice du Centre franco-chinois de l’université Tsinghua.

La conférence se tiendra en français et en chinois (interprétariat consécutif).

Marion Carrel, « Engagement public et sensibilisation aux problèmes publics : les effets fragiles de la délibération dans les quartiers populaires », Vendredi 14 avril 2017

Le Centre franco-chinois en sciences sociales de l’université Tsinghua a le plaisir de vous inviter à une deuxième conférence de Marion Carrel le 14 avril 2017 à l’université Tsinghua .



carrel_photoMarion Carrel

Marion Carrel est maîtresse de conférences en sociologie à l’université Lille 3, Centre de recherches ‘Individus, Épreuves, Sociétés’ (Ceries). Membre du comité de rédaction de Participations et de Mouvements, elle est codirectrice du Groupement d’Intérêt Scientifique               « Participation et démocratie ». Elle a notamment publié Faire participer les habitants ? Citoyenneté et pouvoir d’agir dans les quartiers populaires, Lyon, ENS, 2013 et coordonné avec C. Neveu Citoyennetés ordinaires. Une approche renouvelée des pratiques citoyennes, Paris, Ed. Karthala, 2014.


Engagement public et sensibilisation aux problèmes publics : les effets fragiles de la délibération dans les quartiers populaires

Pour comprendre en profondeur l’usage des processus de délibération, il convient de dresser une ethnographie politique permettant d’identifier les effets de ces processus sur les participants et la sphère publique. Marion Carrel analyse un mécanisme de participation publique mis en oeuvre en France par un intervenant à la fois professionnel et militant auprès d’un petit groupe de fonctionnaires et d’individus marginalisés, dans le but de favoriser la compréhension mutuelle et de sensibiliser aux problèmes publics. Cette ethnographie montre que la délibération opérée dans de petits groupes, plutôt que de simplement créer un consensus et de reproduire les inégalités en termes d’accès aux formes d’expression publique comme cela est souvent montré, peut générer au moins une forme d’engagement politique embryonnaire et favoriser la sensibilisation des quartiers populaires aux problèmes publics. Ces effets relativement fragiles soulèvent la question de la continuité de l’action collective et des transformations institutionnelles générées par les processus de délibération.

Discutant: He Jianyu
Professeur assoocié à l’Institut d’études du marxisme
de l’université Tsinghua

Vendredi 14 avril 2017, de 14h00 à 17h00
Université Tsinghua, Shanzhai Building, salle 306

La conférence sera animée par Chloé Froissart,
Directrice du Centre franco-chinois de l’université Tsinghua.

Elle se tiendra en français et en chinois (interprétariat consécutif).

Forum Urbanitis 2016 – « Ville et initiatives citoyennes: quelle force de proposition? » 28 & 29 septembre 2016


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Forum dédié à la ville créative et durable, organisé par le CFC, Sinapolis et Dédale, le 28 et 29/09 à Pékin, au Théâtre 77

Première édition consacrée aux initiatives citoyennes dans les processus d’urbanisation de la Chine et de la France – abordées au travers des thèmes de l’urbanisme, des migrations et solidarités, de l’environnement et du numérique


4 grandes tables rondes publiques

Avec une trentaine d’intervenants français et chinois – chercheurs, professionnels de la ville, institutions, ONG, agences et entreprises


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En présence de 6 agences européennes (Barcelone, Paris, Cluj, Ljubljana, Torres Vedra, Kotor) et cas d’étude sur le quartier de Baitasi


logo-urbanitis-aOrganisé par le CFC, Sinapolis et Dédale, le forum Urbanitis vise à encourager le croisement d’approches créatives et durables sur la ville entre la France et la Chine. Chercheurs, professionnels, artistes, travailleurs sociaux et décideurs des deux pays sont invités à se rencontrer et à échanger pendant deux jours à Pékin sur la question des initiatives citoyennes dans la ville.

En 2016, le forum Urbanitis a pour ambition d’aborder les enjeux de la participation publique dans les processus d’urbanisation en France et en Chine, en déclinant cette thématique aux domaines de l’urbanisme, de l’intégration des migrants, de l’environnement, des nouvelles technologies ou encore de l’art dans la ville.

Quatre panels exploratoires regrouperont des acteurs culturels, politiques et sociaux français et chinois afin de faire état des initiatives par le bas, souvent informelles, par lesquelles les citoyens s’approprient leur ville pour en faire un espace plus habitable, plus durable, plus juste et plus sain. Au travers d’approches variées, basées autant sur l’analyse théorique que sur des exemples concrets et cas pratiques, ils s’interrogeront sur la manière dont les professionnels de la ville et les pouvoirs publics peuvent relayer ces initiatives citoyennes.

En marge des tables rondes, six agences européennes dédiées à la culture, aux nouvelles technologies, à l’innovation urbaine et sociale présenteront le projet Europe Créative Artizen et proposeront un atelier interactif sur la thématique de la culture et de l’art dans la ville.

Voir le programme

Erik Neveu, « Les médias et la construction des problèmes publics », 23 février 2015

Le Centre Franco-Chinois en sciences sociales de l’Université Tsinghua a eu le plaisir d’accueillir Erik Neveu le 23 février 2016 pour une conférence sur les médias et la construction des problèmes publics.


YMBErik Neveu

Professeur de sciences politiques et de sociologie à l’Institut d’études politiques de Rennes


Les médias et la construction des problèmes publics

Voir la vidéo de la conférence

Le propos de cette conférence est rendre intelligible le rôle spécifique des médias dans la construction des problèmes publics, soit dans les processus qui aboutissent à ce qu’un fait social devienne objet de débats, de revendications, éventuellement de décisions publiques. Après avoir rappelé quelque données de base sur la recherche autour des “problèmes publics”, le sujet sera abordé en trois étapes. La première se fixera sur le rôle des “sources” et acteurs extérieurs au monde médiatique. Comment peuvent-ils faire passer leurs “problèmes” et cadrages dans les médias, comment expliquer ici les inégalités observables, les tactiques d’optimisation de son impact médiatique? Se déplaçant au sein de la division du travail et des logiques de fonctionnement des médias, une seconde partie questionnera ensuite les modes de filtrage des problèmes publics: comment la définition de ce qui vaut information, les effets du rubriquage, un sens commun journalistique pèsent-ils sur les sujets dignes d’être couverts comme problèmes? Un zoom sur la couverture des questions d’environnement et de réchauffement climatique permettra d’illustrer ces mécanismes et de leur donner une profondeur historique.

Mardi 23 février 2016, de 14h à 17h
Université Tsinghua, Shan Zhai Building, salle 306

Discutants:

He Jianyu
Professeur à l’Institut d’études du marxisme
de l’université Tsinghua

Zeng Fanxu
Professeur au département de journalisme et de communication
de l’université Tsinghua

Présidence: Chloé Froissart
Directrice du Centre Franco-Chinois de l’Université Tsinghua

Eric Neveu et Chloé Froissart

New European Research on Contemporary China Conference (3rd Edition, Beijing, July 4-6, 2016)

This conference aims to bring together doctoral candidates, post-doctoral researchers and recent PhDs based in China, either European nationals or affiliated with European research institutions, in order to produce an overview of the emerging problematics in Chinese studies. The focus of the conference is on contemporary China, in a multi-disciplinary social science perspective.

Organizers:

French Center for Research on Contemporary China (CEFC)

Sino-French Research Center (CFC, Tsinghua University)

EURAXESS Links China

Supported by:

Delegation of the European Union to China

Heinrich-Böll Foundation

Institut Français (to be confirmed)

GIS Asie

Scientific Committee
Séverine Arsène (CEFC Hong Kong)
Jean-Pierre Cabestan (Hong Kong Baptist University, Department of Government and International Studies)
Sébastien Colin (CEFC Hong Kong)
Sabine Dabringhaus (University of Freiburg, Southeast Asian Studies at Freiburg)
Nicolas Douay (CEFC Hong Kong)
Eric Florence (CEFC Hong Kong)
Chloé Froissart (CFC Beijing)
Hu Yong (Peking University, Peking University’s School of Journalism and Communication)
Jack Qiu (The Chinese University of Hong Kong, School of Journalism and Communication)
Bu Maoliang (Nanjing University, School of Business)
David O’Brien (University of Nottingham-Ningbo, School of Contemporary Chinese Studies)
Frank Pieke (Leiden University, Modern China Studies)*
Pun Ngai (The Hong Kong Polytechnic University, Department of Applied Social Sciences)*
Christoph Steinhardt (The Chinese University of Hong Kong, Centre for China Studies)
Xie Tao (Beijing Foreign Studies University, American Studies Center, School of English and International Studies)
Xiong Yihan (Fudan University, School of International Relations and Public Affairs)
Yu Xiaomin (Beijing Normal University, Department of sociology)
Zhao Kejin (the Carnegie–Tsinghua Center)

*Keynote speaker

Argument
The reforms launched in the late 1970s have deeply transformed Chinese society, but also research on China: the theoretical and methodological challenges raised by reform-era China have opened up a vast laboratory for researchers in humanities and social sciences. Along with the growing exchanges between China and Europe, the number of European doctoral candidates and recent PhDs in humanities and social sciences doing research in and studying contemporary China has increased; many young Chinese scholars also choose to bring their expertise on contemporary China to European academic institutions. They all represent the future of European research on contemporary China.

The main purpose of the third edition of this Conference is to provide a forum for these young researchers at the European level and in China to engage with each other’s work and foster a better understanding of economic and socio-political processes at work in contemporary China as well as at an international level as China is becoming an increasingly important global actor.

The Conference will be an occasion to facilitate exchanges on common research subjects, compare perspectives and methodologies, and promote interdisciplinary dialogue. By providing a space for debate and reflection, the Conference intends to contribute to the emergence of more diverse theoretical approaches of contemporary China, both in its domestic and international dimensions. It will enable the participants not only to expand their network and broaden their horizon, but also to take part in the construction of research networks and promote China-Europe dialogue.

The participants will present their research during thematic panels. Each speaker will deliver a paper in English, followed by a discussion with invited scholars and specialists. Among the different topics: contributions may focus on, but are not limited to, the hereafter topics :

Topic 1: Economic, institutional and politico-legal configurations in post-Mao China (contributions may focus on, but are not limited to, the following topics : dynamics of the political and legal systems, disaggregating the Party-state, defining the current political regime, the political economies of post-Mao China, etc.)
Topic 2: Economic growth and sustainable development (including topics such as: from the design of public policies to their implementation, environmental protection, industrial development, enterprises, innovation policies, etc.)
Topic 3: China as a regional and global actor(including topics such as: international relations, EU-China relations, global governance, Chinese outward investment, geopolitics of energy, etc.)
Topic 4: Territorial and social reconfigurations (contributions may focus on, but are not limited to, the following topics : centre-local relations, demography, urban and rural development, social policies, social stratification and social groups, migration, inequalities).
Topic 5: Civil society and social movements (including: what theoretical and empirical tools for the study of state-society relations?Social mobilization and the digital sphere, the dynamics of the public sphere, rights consciousness/rules consciousness, etc.)
Topic 6 : Communities, institutions and the self in post-Mao China (including topics such as: social values, moral economies, religious communities, consumption, etc.)
Topic 6: Intellectual debates and cultural production: literature and arts, cinema and television (contributions may focus on, but are not limited to : literature and arts, cinema and television).

Who can apply?

The Conference is designed for doctoral candidates and recent PhDs in humanities and social sciences currently in China or planning to be in China in the summer of 2016, either European nationals or affiliated with a European university or research institute, regardless of nationality. Among the different disciplines that will be considered: anthropology, law, economics, geography, history, literature, international relations, political sciences and sociology.

Practical arrangements:

The conference will sponsor part of the domestic travel within China and /or accommodation in Beijing for selected participants (this will be confirmed to the participants once their proposals are accepted by the scientific committee; however, no funding is available for international travel.


Registration details and schedule

(1) A paper title and abstract (up to 20 lines) in English is to be sent by 15 February 2016 to Mr. Henry Wu: cefc@cefc.com.hk.
(2) The selected participants will be notified by 15 April 2016
(3) The final papers (up to 8000 words) should be sent by 31 May 2016
(4) Selected papers may be published in the journal China Perspectives/ Perspectives chinoises.

Didier Ottaviani, « L’humanisme de Michel Foucault », 4 décembre 2015

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Le Centre Franco-Chinois en sciences sociales de l’Université Tsinghua a eu le plaisir de recevoir Didier Ottaviani le 4 décembre 2015 pour une conférence sur « l’humanisme de Michel Foucault ». Le professeur Liu Beicheng  du département de philosophie de l’Université Tsinghua a été invité à commenter l’intervention de Didier Ottaviani.

Voir la vidéo de la conférence


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Maître de conférences à l’École Normale Supérieure de Lyon, chercheur au Centre d’études en rhétorique, philosophie et histoire des  idées (CERPHI, CNRS-UMR 5037)


L’humanisme de Michel Foucault

La pensée de Michel Foucault peut être présentée comme un humanisme, à la manière dont Montaigne, au XVIème siècle, pensait cette notion. Au travers de son étude de la norme, ainsi que de la manière dont se produisent les discours portant sur les « anormaux », il met en évidence les préjugés qui ont conduit à la constitution d’une pensée de l’homme rigide, incapable de comprendre les différences profondes qui existent entre les individus humains. Face à une idéologie universalisante qui ne produit que des catégories figées, il ouvre la possibilité d’une pensée des diverses expressions de l’humain dans leur infinie diversité

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Conférence de Lilian Mathieu: « Socialisation et participation sociale: le cas de la mobilisation pour l’accès à l’éducation des enfants d’immigrés en France », 17 juin 2015

Voir la vidéo de la conférence de Lilian Mathieu

Le 17 juin 2015, le Centre franco-chinois en sciences sociales de l’Université Tsinghua a accueilli Lilian Mathieu, sociologue à l’École Normale Supérieure Lyon, pour une conférence sur la socialisation dans les mouvements sociaux. Lilian Mathieu a enquêté au sein de l’association RESF (Réseau Éducation Sans Frontières), analysant le parcours biographique et militants des personnes engagées dans ce mouvement. Dans cette conférence, il nous invite à comprendre l’articulation entre l’analyse des mouvements sociaux et les processus de socialisation politique, qui façonnent les individus en fonction du contexte social dans lequel ils évoluent.

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RESF a été fondé en 2004 en réaction aux expulsions d’enfants de sans-papiers scolarisés dans des établissements français. Les réseaux RESF s’organisent généralement au sein d’établissements scolaires, le plus souvent lorsqu’un élève se voit menacé d’expulsion par la police, ce qui permet d’expliquer qu’une bonne partie des militants de RESF soit des enseignants ou des parents d’élèves. Les militants de RESF que Lilian Mathieu a interviewés sont le plus souvent de gauche et d’extrême-gauche, ce qui s’explique notamment par le fait que RESF s’oppose alors à des lois édictées par un gouvernement de droite. Cependant, la majorité des militants n’est pas engagée dans un parti politique, voire s’en méfie.

La socialisation politique des militants de RESF est avant tout façonnée par le contexte familial. C’est en effet la famille qui est la première instance de socialisation, lorsque les enfants entendent les parents débattre de questions politiques lors de repas familiaux par exemple. De nombreux militants de RESF ont ainsi construit leur engagement politique en référence à celui de leurs parents, voire contre ceux-ci. Ainsi cette femme engagée à l’extrême gauche qui considère son parcours comme l’antithèse de celle de sa famille, vichyste pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est également l’expérience d’événements historiques qui suscite des engagements politiques profonds, telle la Seconde Guerre mondiale pour un vieil homme juif, caché lorsqu’il était enfant, qui reproduit aujourd’hui les mêmes gestes en cachant des enfants sans-papiers menacés d’expulsion. Mai 68 représente également l’un des grands moments de socialisation pour les militants de RESF, mais aussi la participation à certaines organisations de jeunesse, notamment catholiques. De nombreux militants se définissent comme catholiques, ou affirment avoir reçu une éducation catholique. Les valeurs de solidarité et de don de soi sont invoquées par les militants, qui pour beaucoup sont en rupture avec l’institution ecclésiastique. Ces militants mettent en pratique des valeurs qui leur ont été inculquées dès le plus jeune âge, contre l’Église, qui selon eux ne les applique pas.

Comment expliquer l’engagement de ces militants dans une association où ils ne retirent aucun bénéfice, puisqu’au contraire des sans-papiers, ils n’attendent aucune régularisation, alors qu’ils donnent du temps à cette association ? Pour Lilian Mathieu, les bénéfices que les bénévoles de RESF peuvent retirer de leur engagement ne peuvent être appréhendés en termes purement utilitaristes, mais plutôt à travers le concept de « carrières déviantes » forgé par Howard Becker à propos des fumeurs de marijuana. À l’instar des fumeurs de marijuana qui doivent apprendre à apprécier les effets de la drogue, les militants de RESF doivent trouver du plaisir à donner de leur temps dans des réunions où s’affrontent des points de vue divergents ou à distribuer des tracts devant les écoles. Les gratifications peuvent être d’ordre symbolique : cela peut passer par des stratégies de reconnaissance, ou encore l’élargissement de son cercle social.

Le débat qui a suivi la conférence a permis au discutant chinois, Jin Jun, du département de sociologie de l’Université Tsinghua, de tenter des parallèles avec les mouvements sociaux chinois. En effet, les stratégies de mobilisation en Chine ont évolué ces dernières années. Pour Jin Jun, on voit une nette différence chez les ouvriers migrants nés avant et après 1980. Jin Jun repère également dans les mobilisations sociales chinoises un changement dans les motivations, de demandes spécifiquement matérielles à des mobilisations plus symboliques. En ce sens, les analyses de Lilian Mathieu pourraient permettre aux sociologues chinois de penser les mobilisations sociales en prenant en compte les rétributions et gratifications symboliques.