“公众参与和社会治理”中文版的出版

L’équipe du Centre Franco-Chinois de l’université Tsinghua est fière d’annoncer la publication en mandarin de l’ouvrage Participation publique et gouvernance sociale ( 公众参与和社会治理 – Public participation and Social governance ) aux Éditions encyclopédiques de Chine (中国大百科全书出版社 – Encyclopedia of China Publishing House).

Livre CFCPrésentation:
A travers le prisme de grandes questions sociales auxquelles la France – au même titre que la Chine- est aujourd’hui confrontée comme l’accès à l’éducation des enfants migrants, la place des prostitués dans la société, la marginalisation des populations pauvres ou encore la prise en compte de la crise environnementale, cet ouvrage offre un regard nouveau sur l’expérience démocratique en France, les épreuves qu’elle traverse et sur la manière dont elle cherche à se renouveler. En s’intéressant aux formes institutionnalisées et non institutionnalisées de participation, comme les mobilisations ou la participation du public dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques, ce livre privilégie une approche dynamique et par le bas de la démocratie, centrée sur les initiatives et la capacité d’agir des acteurs. Les contributions réunies dans ce livre, issues de séminaires organisés par le CFC à Tsinghua entre 2014 et 2017, éclairent la manière de faire des sciences en France, mettant en particulier en avant l’importance de la dimension empirique et de l’esprit critique, source d’innovations scientifiques et du changement social.

Référence de l’ouvrage:
Ke Lei (Chloé Froissart) (Dir.), Gongzhong canyu he shehui zhili, Pékin, Zhongguo dabaike quanshu chubanshe, 2018, 238 p.

Flyer de présentation de l’ouvrage

第三篇小段子: “政权变硬与紧张局势: 习近平主席任期的未来如何?” 2016年4月

L’année 2016 apparaît comme un moment charnière de la présidence de Xi Jinping. La perspective du XIXème Congrès du Parti communiste chinois (PCC) prévu à l’automne 2017 se rapproche et promet un important renouvellement des membres du Bureau politique. L’heure est également au bilan des réformes annoncées à l’issue du XVIIIème Congrès de novembre 2012 et au cours des plénums du Comité central tenus les années suivantes

Article écrit en partenariat avec Asia Centre, dans le cadre de l’Observatoire Chine.

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第二篇小段子: 慈善法,”中国特色社会治理“的新阶段吗?

COP21

Le vote de la Loi sur la philanthropie (cishan fa, 慈善法) en Chine le 16 mars 2016 par l’Assemblée nationale du peuple a été largement salué par les commentateurs chinois et étrangers. Premier texte de loi visant à réguler et encourager le développement du secteur philanthropique en Chine, il a été adopté au terme d’une saga législative de près de onze ans. Retour sur les avancées et les limites de cette nouvelle législation.

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二十一世纪 – 知青与当代中国

21世纪

特别提醒,双月刊《二十一世纪》第136期中国知青上台执政专刊可供读者在线全文阅读。

潘鸣啸(Michel Bonnin)、徐友渔和丁东三位学者撰写的文章均悉数发表于本期。本刊杂志主编正是在参加了由中法中心(CFC)、法国现代中国研究中心(CEFC)和香港中文大学于2012年12月共同举办的讨论会之后,才萌生创办本期专刊的这一想法。

您可通过以下链接下载PDF格式相关文章:http://www.cuhk.edu.hk/ics/21c/index_g.htm

 

新生代农民工的困境与出路 – 财新 – 中国改革 – 2012年9月 – 第346期

Résumé de l’article paru dans le magazine Caixin – Réformes de la Chine (财新 – 中国改革),

septembre 2012, numéro 346, pp. 63-66.

 

« Travailleur migrant » (农民工): Une dénomination qui cache et homogénéïse une réalité plurielle. Telle pourrait être la leçon qui se dégage à la lecture de l’article intitulé « La nouvelle génération de travailleurs migrants » rédigé par un collectif de chercheurs et d’étudiants du département de sociologie de l’université de Tsinghua dirigé par Guo Yuhua.

Leur démarche de recherche n’est pas nouvelle[i], mais elle complète utilement les approches des études sur les migrations intérieures en Chine. Il n’est pas ici question d’étudier les profils des travailleurs migrants selon leur lieu d’origine (à l’image des travaux réalisés par Wang Chunguang sur les migrants de Wenzhou[ii]), le secteur d’activité (ouvriers du bâtiment, ouvriers des industries) ou même de s’insérer dans le sillage des très populaires « gender studies ». Il s’agit de revenir sur les effets de générations. Cet article grand public, vise ainsi à répondre à la question : Qu’est-ce qui distingue dans le rapport à l’emploi, le rapport à la politique, le rapport à l’école et dans leurs trajectoires de vie, les « jeunes migrants » de leurs prédécesseurs ?

 

Une migration sans volonté de retour .

Les premières générations de migrants se distinguaient par leur propension à l’épargne. Le travail à la ville, était généralement pensé comme un moyen temporaire d’accumuler un capital économique pour les membres de la famille restés à la campagne, notamment pour payer la construction d’un logement neuf, l’étude des enfants ou encore les frais médicaux des anciens. Sur ce point, les premières générations de travailleurs migrants, n’étaient pas très différentes des migrants européens de la fin du dix-neuvième siècle, si bien décrites par Philippe Rygiel dans son livre « le temps des migrations blanches »[iii]. Si certains demeuraient en ville plusieurs années durant, et finissaient par y faire venir leur famille, la migration n’était au départ pensée que dans une perspective à court terme.

Le mode de vie de la nouvelle génération de migrants est tout autre. Lorsque leurs aînés redistribuent 72 % de leurs revenus à la famille restée à la campagne, cette nouvelle génération n’en redistribue que 58%. Pour les auteurs de l’article, il s’agit là d’un des marqueurs d’une évolution majeure. Les jeunes migrants davantage enclins à la consommation de loisirs et mieux dotés en capital scolaire (la plupart ayant été scolarisés jusqu’au lycée) souhaitent s’installer à la ville sur le long terme, 58 % d’entre eux souhaitant « occuper un emploi non agricole à la ville » dans le futur. Sans renier l’assistance à la famille, ils revendiquent dans le même temps l’usage de leur argent pour leur consommation individuelle, et de leur temps pour consulter internet (en moyenne 2,7 heures par jour).

Ces migrants qui n’ont que très rarement travaillé la terre avant de s’installer en ville, s’inscrivent donc dans une quête d’autonomie à la fois économique et sociale, vis-à-vis de la communauté de voisinage  et de la famille qui les ont vus grandir.

 

Quand l’individualisme des migrants incline à la lutte collective

Cette affirmation de l’individu se répercute également dans les représentations que les migrants ont d’eux-mêmes, dans leur rapport au travail et à l’autorité hiérarchique.

Contrairement à leurs aînés qui occupaient un poste pour une durée relativement longue (6,2 ans), les migrants de la nouvelle génération passent en moyenne 2,1 années à un poste déterminé. L’instabilité dans le poste, le recours plus fréquent à l’assurance santé pour  couvrir leurs « maladies professionnelles » et l’attention de plus en plus marquée aux conditions de travail (environnement, qualité du logement fourni, dangerosité du travail), montrent que le travail ne devient plus synonyme de sacrifice. Il est davantage pensé comme un moyen d’affirmation soi, puisque le travailleur réclame son dû et un mieux vivre.

Le travail n’est pas seulement pensé en référence au capital économique qu’il permet de dégager. Il est entre autres choses pensé relativement aux conditions d’épanouissement qu’il offre. Ainsi, 22 % des migrants déclarent avoir quitté leur précédent emploi principalement du fait que « leurs possibilités d’ascension dans l’emploi étaient trop restreintes », tandis que 18,4 % déclarent avoir quitté leur emploi parce qu’il était « trop rébarbatif ».

L’individu aspire donc à la promotion sociale, à la reconnaissance de son travail, au confort. Il tend à revendiquer cette recherche du mieux être individuel en se séparant de son employeur, mais aussi par la lutte collective. A travers des études de cas succinctes, les chercheurs de Tsinghua mettent en évidence que « la nouvelle génération de travailleurs migrants est bien plus disposée à la participation à des mouvements de lutte pour les droits ». S’appuyant sur cinq cas de grèves ouvrières dans lesquels les jeunes migrants ont joué un rôle moteur, ils mettent en lumière que cette nouvelle génération de travailleurs lutte pour ne plus être des « citoyens de seconde zone ».



[i] En 2001 Wang Chunguang a publié dans la revue « études sociologiques » un article prenant pour objet la mobilité sociale de la nouvelle génération des migrants des campagnes.

Voir, 王春光 (2001).新生代农村流动人口的社会认同与城乡融合问题,《社会学研究》,第3期。

Parmi les nombreuses autres recherches dédiées aux nouvelles « générations de travailleurs migrants », on peut également citer les travaux de Wang Yanhua 王艳华 consacrés à l’insertion des travailleurs migrants dans le tissu urbain.

Voir, 王艳华, 2007, 中国农民工市民化的社会分析,《中国青年研究》,第5期。

[ii] Voir, Wang Chunguang 王春光 (2000). 流动中的社会网络:温州人在巴黎和北京的行动方式,《社会学研究》,第3期。

[iii] Rygiel, P. (2007). Le temps des migrations blanches. Paris : Aux Lieux d’être, 205 p.

看历史 – 中国大学的死与生 – 2012年06月

Le titre « 1952 : Mort et vie des universités chinoises » est un brin provocateur. Il donne pourtant un bon aperçu du contenu des enquêtes historiques du magazine et de ce qui se joue dans les universités chinoises au début de la République populaire.

Dans ce numéro, il est précisément question des choix successifs opérés par les dirigeants communistes et experts soviétiques depuis le 8 juin 1950, date à laquelle se réunissent pour la première fois, les membres de « l’assemblée sur l’éducation supérieure».

En tant qu’institutions au service de l’édification du socialisme, les universités chinoises se transforment dès le début des années cinquante, en lieu de formation d’experts destinés à soutenir l’industrialisation du pays et plus particulièrement le développement de l’industrie lourde. Les journalistes de « Kan Lishi » retracent ainsi la transformation d’universités éclectiques, en universités dominés par les sciences et technologies de la nature et du vivant. A travers la divulgation d’éléments quantitatifs sur la proportion des différentes filières universitaires entre 1952 et 1957, mais aussi à l’aide d’étude de cas (professeurs travaillant au développement de la chimie dans le cadre d’une difficile collaboration avec les experts soviétiques, études conçues pour la formation des juristes, etc.), les journalistes de « Kan Lishi », nous font visiter les catacombes d’un espace universitaire sous haute tension.

Sans feuille de vigne, ils abordent les campagnes anti-droitières et leurs effets désastreux sur le gaspillage du capital intellectuel de la Chine populaire. A travers les biographies des professeurs et des institutions les plus célèbres de Chine, ils soulignent également le rôle déterminant des intellectuels et des fonds étrangers dans la structuration de l’espace universitaire chinois dans la période républicaine.

Comme à son habitude bien illustré et rédigé pour le grand public, ce numéro est également complété par un article sur le marché de l’amour pour les personnes âgées à Taiwan. Comme le numéro du mois d’avril 2012, consacré aux destins des descendants des hauts dirigeants du Kuomintang, cet article se pose comme une manière habile d’interpeller le lecteur sur les transformations de la société chinoise contemporaine.