Archives de catégorie : Cycle histoire et mémoire

Cycle de conférences « Histoire et mémoire »: Mai 68 par Boris Gobille

Dans le cadre de son cycle de conférences sur « l’Histoire et la mémoire », le CFC a eu l’honneur d’accueillir à Pékin M. Boris Gobille, maître de conférences en science politique à l’ENS Lyon, pour deux conférences sur l’histoire et les enjeux mémoriels de Mai 68, les 12 et 14 novembre 2013.

Voir la première conférence de Boris Gobille, « L’historicité de Mai 68: la dynamique d’un événement critique »

Voir la deuxième conférence de Boris Gobille; « Le syndrome de Mai 68: l’évolution intellectuelle et politique de la France au prisme des batailles de mémoire »

Une historiographie complexe de Mai 68.

Les deux conférences de Boris Gobille ont été l’occasion de revenir sur les événements de Mai 68 en France, et d’en présenter les enjeux contemporains, autour de batailles de mémoire et des interprétations divergentes. La première conférence de Boris Gobille a permis à un auditoire attentif de comprendre les différents moments de la contestation étudiante et ouvrière de l’année 1968 en France. Il a en effet fallu dans un premier temps revenir sur l’historiographie de Mai 68 avant d’en analyser les effets sur la mémoire collective. Pour Boris Gobille, l’originalité de l’événement Mai 68 fut de ne pas être orchestré par de quelconques chefs, organisations syndicales ou politiques, mais de s’être généralisé « par le bas » de manière quasi-autonome et parfois imprévisible.…

Cycle de conférences « Histoire et Mémoire ». Première conférence : « La mémoire et son histoire : Le cas du génocide des juifs » par Nicole Lapierre

 

Le 17 mai 2012, le CFC a eu le plaisir d’accueillir madame Nicole Lapierre à l’université Tsinghua dans le cadre de l’ouverture de son cycle de conférence « Histoire et Mémoire ». Auteure de Le Silence de la mémoire – A la recherche des Juifs de Plock, Nicole Lapierre a retracé l’itinéraire qui a mené le génocide des juifs du stade de l’histoire refoulée et indicible à celle d’étalon ultime de la souffrance des peuples (voir encadré).

Une soixantaine de personnes étaient présentes pour l’occasion. Parmi le public, on comptait des étudiants chinois du département d’histoire de l’université Tsinghua, mais aussi de l’Université de Pékin, ainsi que plusieurs historiens spécialistes de la Révolution culturelle ou encore de la mémoire de la classe ouvrière chinoise. Un responsable du magazine Regards sur l’Histoire (Kan lishi) s’était spécialement déplacé afin de retransmettre la conférence et les débats sur Weibo (le Twitter chinois).

 

 

Quelles sont les conditions pour que les victimes d’événements historiques traumatisants osent libérer leur parole et transmettre leur douloureuse expérience ? Est-il possible de « tourner la page » et comment ?
L’histoire orale est-elle fiable ? Est-elle la seule solution quand l’accès aux sources écrites est impossible pour diverses raisons ?…