2019年9月25日星期三 – 研究生讨论班

中法中心邀请大家与2019925日星期三,下午三点至六点,参与本学期的第一次研究生讨论班。首先,中法中心主任傅蘭思将介绍中法社科研究中心的目标与活动。法国驻华大使馆高等教育与人文社科研究合作项目专员金瑞玲亦将介绍法国大使馆给研究生提供的奖学金与资金。接下来,另与会之研究生将简介他们的研究。会后谨备茶点。这次研究生讨论班的目标为认识并欢迎新学生。

是次为公开活动,费用全免,活动将以法语举行。请电邮至 contact@beijing-cfc.org 报名。

 

Compte-rendu du séminaire jeunes chercheurs – 13 juin 2019

A l’occasion du dernier séminaire de jeunes chercheurs de l’année scolaire 2018-2019, le CFC a accueilli Martine Berger, géographe ayant enseigné à l’Université Paris 1 la Sorbonne. Deux élèves en sciences dures ont présenté leurs travaux de recherche.

Le premier exposé a été réalisé par Nicolas Mangin, étudiant en ingénierie environnementale en deuxième année du double diplôme entre Centrale Lyon et l’Université de Tsinghua. Nicolas a présenté ses travaux concernant la biodégradation d’un polluant dans les eaux usées. Ayant réussi à vulgariser son sujet pour un public non-scientifique, Nicolas est d’abord revenu sur les bases de celui-ci, à savoir ce que sont les eaux usées, comment fonctionne une centrale d’épuration, quels types de polluants existent et quelles sont les différentes façons de les éliminer – traitement chimique ou traitement biologique.

Sa recherche se focalise sur la carbamazépine, un antiépileptique très résistant de par sa nature chimique que l’on trouve dans l’eau des zones habitées. Son sujet s’articule sur la dégradation de ce polluant : comment combiner traitement chimique, grâce à l’ozonation, et biologique, grâce aux bactéries, pour améliorer la dégradation de la carbamazépine ? Pour répondre à cela, Nicolas Mangin a testé plusieurs bactéries, dont deux se sont soldées par des échecs. Il est actuellement en train d’essayer un mix de bactéries, supposé plus proche des réactions se produisant naturellement dans les centrales d’épuration. Il nous explique la démarche scientifique suivie pour ces expériences, le raisonnement sous-jacent, mais également les différents obstacles et enseignements tirés de ce processus fastidieux.

Lors de la série de questions-réponses ayant suivi cette présentation, Nicolas Mangin a pu revenir sur son parcours académique et les choix qui l’ont poussé à venir étudier la microbiologie en Chine à Tsinghua, mais également les limites de cette expérience. Florence Padovani a pointé du doigt le côté empirique de sa recherche, due selon Nicolas Mangin à la complexité des réactions s’opérant dans le processus de dégradation. Il est également revenu sur le processus de sélection naturelle des bactéries, très adaptables au milieu dans lequel elles évoluent.

Ensuite, Rémy Blockelet, étudiant du double diplôme entre les Mines de Paris Tech / l’INSA et l’Université de Tsinghua en gestion de projets énergétiques, est revenu sur le projet ALEF (du nom de sa formation) qui se concentre sur le rôle du stockage dans la transition énergétique. Après avoir brièvement présenté son master, son programme impliquant de nombreux voyages de terrain, ainsi que la diversité des étudiants l’ayant suivi, son exposé fait suite à la conférence qu’ils ont organisée le 28 mai dernier.

Dans un premier temps, Rémy est revenu sur les différentes techniques de stockage de l’énergie de par le monde, dominées à 96% par les STEP (stations de transfert d’énergie par pompage), suivies du stockage thermique au sel fondu des centrales CSP (Concentrated Solar Power) (2%) et les batteries stationnaires (2%). Il rappelle que dû à l’importance encore accordée au nucléaire, qui occupe plus de 70% du mix électrique français, le stockage de l’énergie produite n’est pas une priorité en France. Cela peut devenir un obstacle dans le développement des énergies renouvelables compris dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) car le stockage ajouterait davantage de flexibilité du réseau électrique pour pallier aux moments de pics de ces énergies intermittentes.

Rémy Blockelet a ensuite abordé les thématiques de l’autoconsommation et l’autoproduction, encore assez peu développées en France mais qui intéressent une majorité de Français. Il a présenté les conditions de production et de consommation et leurs limites, en apportant également quatre critères permettant le développement de l’autoconsommation en France : augmenter le prix de l’électricité, baisser le prix des panneaux solaires, améliorer les différentes lois et régulations existantes, et impliquer dans le processus les acteurs historiques tels que EDF, Engie etc.

La question des smart grid a été abordée dans la session de Q&A, ainsi que les raisons ayant poussé Rémy à venir étudier en Chine, assez similaires à celles de Nicolas Mangin. Florence Padovani note en remarques conclusives que chacune des présentations données lors de ces séminaires ont mis en avant les difficultés de la recherche en Chine, que ce soit la barrière de langue, l’accès restreint aux ressources, les difficultés administratives ou bien le manque de coopérativité des partenaires chinois. Malgré tout la venue en Chine reste pour tous une expérience de vie enrichissante, quoique pleine de défis.

Compte-rendu du séminaire jeunes chercheurs – 9 mai 2019

Le 9 mai 2019, le CFC a organisé un séminaire à destination des jeunes chercheurs qui a vu trois étudiants présenter leurs travaux de recherches en sciences sociales sur les thématiques d’architecture et de relations internationales, notamment dans le domaine de la sécurité. Nous avons eu le plaisir d’accueillir à cet occasion Mr. Jean-François DOULET, attaché du secteur de coopération universitaire et scientifique de l’Ambassade de France en Chine.

Tout d’abord, Renaud CRUELLS (河龙), étudiant en deuxième année de master à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris la Villette (ENSAPLV) en échange à l’Université de Tsinghua, nous a présenté son mémoire de master qui revient sur la coopération franco-chinoise en matière d’architecture de 1982 à nos jours.

Après avoir présenté ses méthodes de recherches, basées entre autres sur des entretiens avec différents acteurs de cette coopération, Renaud est dans un premier temps revenu sur les événements historiques marquants où s’est illustrée cette coopération – telle que l’exposition universelle de Shanghai. Il s’est ensuite intéressé aux collaborations culturelles entre les deux pays en matière d’architecture, rendue notamment possible grâce au rôle proactif de l’Observatoire de l’architecture de la Chine contemporaine, basé à Paris, ou encore grâce à la création d’ateliers croisés permettant les échanges de bonnes pratiques.

Le cœur de son sujet réside néanmoins dans la coopération politique franco-chinoise en matière d’architecture, en particulier à travers le programme présidentiel lancé sous Jacques Chirac et Jiang Zemin (江泽民) de 1998 à 2005 qui a permis à 150 architectes, urbanistes et paysagistes chinois de venir étudier en France. Ces échanges ont eu un impact durable sur la coopération franco-chinoise en matière d’architecture puisque les liens créés pendant leur séjour en France ont ensuite facilité une implantation des professionnels français en Chine, tout en véhiculant une vision et un apprentissage français de la matière aux praticiens chinois.

Giovanni GIAMELLO (胡乔), étudiant en deuxième année de master à l’Université de Aalborg en échange à l’Université des relations internationales, a pris le relai pour nous présenter son mémoire de recherche qui se focalise sur les relations entre la Chine et l’Union Européenne (UE) en matière de sécurité et étudie dans quelle mesure une coopération militaire en Afrique est possible.

Après avoir justifié le choix de cette thématique, Giovanni utilise le prisme de l’institutionnalisme néolibéral à travers la théorie de la coopération internationale pour traiter son sujet, mettant en exergue les caractéristiques de la situation géopolitique grâce aux notions de relations internationales telles que la « préférence au niveau des résultats », la réciprocité, la réputation, la confiance mutuelle, l’interdépendance etc.

Pour illustrer ses propos, Giovanni a choisi trois cas d’études, qui sont le Golfe d’Aden (près des côtes somaliennes), la République centrafricaine, et le Mali, où la coopération militaire entre la Chine et l’UE se décline de manière très différente. En effet, la coopération militaire dans le Golfe d’Aden a vu la formation de trois grandes coalitions, quand celle-ci est beaucoup plus limitée au Mali et se déroule principalement sous l’égide des missions de l’ONU. Pour conclure, la coopération militaire entre l’UE et la Chine en Afrique est possible, mais reste pour le moment multiple et limitée. Quant à un possible coopération trilatérale, celle-ci paraît pour le moment improbable, la partie chinoise privilégiant notamment les relations bilatérales avec ses partenaires africains.

Le dernier exposé de ce séminaire a été présenté par Iris MARJOLET (伊利斯), doctorante en troisième année à l’Institut national des langues et cultures orientales (INALCO) de Paris et présentement basée à l’Université du Peuple. Celle-ci a focalisé ses recherches sur la diplomatie de défense chinoise en Amérique Latine, en prenant notamment les cas de coopération bilatérale de défense avec le Venezuela et le Brésil.

Iris a d’abord examiné l’état de la littérature existante, indiquant un vide théorique de la coopération de défense bilatérale ainsi que l’absence de documentation fournie sur les perspectives chinoises ou d’Amérique Latine – la littérature présentant majoritairement un point de vue étasunien de la question. En introduisant le cadre théorique de la « diplomatie militaire / de défense et de sécurité », elle montre l’importance de la pluralité des définitions selon la perspective choisie.

Iris a également rapidement balayé la situation géopolitique en la matière, tout en justifiant le choix du Venezuela et du Brésil à travers les caractéristiques de coopération bilatérale de défense actuelle. En effet, le Venezuela présente des liens assez forts avec la Chine en matière de coopération militaire, en particulier grâce à la vente d’armes. Le Brésil quant à lui est le premier pays d’Amérique Latine à avoir signé un contrat de défense avec la Chine, même si l’arrivée du président Bolsonaro et son rapprochement avec les États-Unis apporte une incertitude sur sa réalisation concrète.

Discuter de cette thématique très sensible et où peu de littérature existe a été l’occasion pour les participants de comprendre de manière très concrète les défis que peuvent apporter la recherche dans le milieu des sciences sociales, et notamment pour tout ce qui touche au domaine de la sécurité. Florence Padovani, directrice du CFC, et Jean-François Doulet, tous deux détenteurs d’un doctorat en sciences sociales, ont ainsi pu apporter leurs conseils et suggestions sur la manière de faire face aux différents problèmes pouvant survenir durant les recherches.

*****

Ce séminaire a été l’occasion de rassembler une dizaine d’étudiants en sciences sociales mais également en sciences dures faisant leurs études de doctorat ou de master dans la capitale chinoise. La prochaine et dernière session de cette année scolaire verra donc des étudiants en sciences dures présenter leurs travaux, ce qui sera l’occasion de comparer les différentes approches et caractéristiques de la recherche en sciences humaines et sociales et en sciences dures.

Compte-rendu du séminaire jeunes chercheurs – 27 février 2019

Le mercredi 27 février 2019, le CFC a organisé un séminaire à destination des jeunes chercheurs présents à Pékin qui était notamment l’occasion d’accueillir les étudiants arrivés pour ce nouveau semestre et leur présenter le Centre et ses activités.

Lors de ce séminaire, nous avons eu le plaisir d’écouter la présentation d’Andreea Ioana BUDEANU (柏安安), doctorante en troisième année à l’INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales) de Paris, et actuellement en visite à l’École des relations internationales de l’Université de Pékin (北京大学), sous la direction de Jean-François HUCHET, spécialiste de l’économie chinoise et président de l’INALCO . Pour sa thèse, Andreea s’est focalisée sur les relations entre la Chine et les Pays d’Europe centrale et orientale (PECO) à travers l’étude de la Plateforme 16+1 créée en 2012, et a présenté un bilan de l’avancement de ses recherches.

Grâce à sa formation en sciences politiques, relations internationales et sinologie, ainsi que de par des études suivies en Roumanie, en France et en Chine, Andreea présente un point de vue rassemblant ces différents éléments pour mener ses recherches sur le sujet. Sa présentation a été suivie par une série de questions-réponses qui ont abouti à d’intéressantes discussions avec les différents participants du séminaire, touchant aussi bien aux problématiques sociétales, économiques ou politiques que peut engendrer la Plateforme 16+1.

Ce séminaire animé par Florence PADOVANI, directrice du CFC, a également été l’occasion d’aborder les différentes problématiques relatives à la recherche, souvent difficile en Chine. Après plus de 18 ans passés en Chine et une grande expérience de terrain, Florence Padovani est revenue sur son expérience personnelle pour illustrer les difficultés pouvant survenir sur le terrain, et a donné quelques conseils et astuces pour y faire face.

Le prochain séminaire aura lieu fin avril. Si vous êtes intéressé.e.s, veuillez nous contacter par mail à contact@beijing-cfc.org en précisant votre nom, prénom, adresse email, université chinoise/française, sujet de recherche, directeur de thèse (le cas échéant), ainsi que vos questions éventuelles.

Nous espérons vous voir nombreux au prochain séminaire de jeunes chercheurs !

Séminaire jeunes chercheurs – 29 novembre 2018

Le Centre franco-chinois en sciences sociales de l’université Tsinghua
invite les jeunes chercheurs français présents à Pékin à un séminaire

le jeudi 29 novembre,
de 14h30 à 17h,
salle 337, bâtiment Mingzhai ,
université Tsinghua
(清华大学明斋楼 337 室)

Ce séminaire sera un temps de présentation, de rencontre et d’échange avec Florence Padovani, nouvelle directrice du Centre franco-chinois. Il permettra également un échange entre les doctorants présents à Pékin ainsi que les étudiants de master intéressés par la recherche en sciences humaines et sociales en Chine.

Les étudiants en master et doctorants des autres universités pékinoises intéressés par la recherche en sciences sociales en Chine sont les bienvenus. Si vous souhaitez aborder des questions en particulier, n’hésitez pas à nous les faire parvenir au préalable. 

Inscription par retour de mail à contact@beijing-cfc.org, avec nom, adresse mail, université chinoise/française, sujet de recherche, directeur de thèse (le cas échéant), questions éventuelles.Séminaire jeunes chercheurs-4

Bourse d’aide à la mobilité pour doctorants 2018

Le Centre d’étude français sur la Chine contemporaine (CEFC) décernera une bourse d’aide à la mobilité pour doctorants d’une durée de 6 mois en avril 2018 (début du séjour de recherche: septembre ou octobre 2018).  Le montant de l’aide est de 1200 euros par mois.

Éligibilité

Les candidats:

  • devront être ressortissants d’un pays membre de l’U.E.
  • devront être déjà inscrits dans une formation doctorale d’une université française ou de l’Union européenne ou d’une université partenaire du CEFC dans un domaine des sciences humaines et sociales.
  • auront l’obligation de résider à Hong Kong ou en Chine ou à Taiwan pendant la durée de leur rattachement au CEFC.
  • devront soumettre un projet de recherche qui s’insère dans la mission scientifique du CEFC qui consiste à étudier les mutations politiques, économiques, sociales et cuturelles du monde chinois contemporain.

Le bénéficiaire de l’aide à la mobilité devra soumettre un article de recherche à la revue publiée par le CEFC, Perspectives chinoises, dans les 3 mois qui suivent la durée du séjour de mobilité de terrain de 6 mois.

Dossier de candidature

Le dossier comportera :

  • un formulaire de candidature
  • un projet de recherche
  • un CV détaillé
  • une lettre de motivation
  • au moins deux lettres de recommandation de personnalités scientifiques

La sélection se fera sur les critères suivants, qui devront apparaître clairement dans le projet de recherche :

  • Objectifs de la recherche
  • Méthodologie/ Sources/Terrains
  • Calendrier prévisionnel
  • Coopérations scientifiques avec des institutions chinoises & européennes
  • Résultats (publications, etc.)
  • Qualités rédactionnelles en français

Pour télécharger le dossier de candidature, cliquez ici

Les candidats doivent remplir le dossier de candidature en français ou en anglais et l’envoyer dans un seul document pdf à Henry Wu (hwu@cefc.com.hk), avec pour sujet de message: ‘AIDE A LA MOBILITE 2018’. Les lettres de recommandation doivent être envoyées par leurs auteurs par courriel électronique à Henry WU ou par courrier postal à l’attention du directeur : M. Eric Florence, CEFC, 20/F Wanchai Central Building, 89 Lockhart Road, Wanchai, Hong Kong

Date limite de candidature: 1 mars 2018

Informations: Tél. (852) 2876 6910 – Télécopie: (852) 2815 3211, Email: hwu@cefc.com.hk

Workshop « Faire des sciences sociales en Chine : expériences et pratiques de terrain » – 3 juin 2017

Comment faisons-nous du terrain en Chine et quelles sont les spécificités du terrain chinois auxquelles tout à chacun pourrait se préparer avant de l’aborder ?

Le Centre Franco-Chinois de l’Université Tsinghua invite huit jeunes chercheurs français – ou chercheurs plus confirmés pour lesquels le terrain chinois est une nouveauté- actuellement présents en Chine à venir partager leur expérience du terrain et réfléchir ensemble à ses spécificités.

Dans la lignée du livre, devenu classique de Maria Heimer et Stig Thogersen (Doing Fieldwork in China, Copenhagen : NIAS Press, 2006), cette journée d’études se propose de réfléchir sur les méthodes pour aborder le terrain chinois. Ainsi que le soulignent les auteurs, qui invitent à un débat sur les difficultés du terrain en Chine trop souvent passées sous silence, les manuels de méthodologie ne sont souvent pas d’un grand secours lorsqu’on aborde le terrain chinois, tant il est vrai que « des compromis doivent toujours être faits entre les règles méthodologiques et la réalité du terrain » (p.3). Le danger est cependant que le manque de prise en compte des spécificités et des difficultés du terrain chinois – ainsi que le manque de débat ouvert sur ces dernières – ne viennent affecter la qualité scientifique du savoir que nous élaborons. Il s’agit donc de mettre en perspective les connaissances que nous produisons par rapport au contexte dans lesquelles elles sont produites, en commençant par s’interroger sur la manière de construire en Chine un terrain scientifiquement valable. Pour ce faire, chaque participant est invité à un exercice de réflexivité et d’auto-analyse permettant, à partir d’exemples concrets et de mises en situation, de dégager des enseignements généraux sur l’accès au terrain ou aux archives, la construction d’un terrain scientifiquement valable en dépit des difficultés, et son exploitation. Les participants sont encouragés non seulement à rendre compte des problèmes et difficultés rencontrés, mais aussi des stratégies mises en œuvre –ou envisagées comme telles- pour les dépasser. Aussi s’agit-il de nourrir une position constructive vis-à vis de ces difficultés : comment les contourner voire les transformer en atouts ? Comment les contraintes peuvent-elles susciter la créativité voire, éventuellement, la redéfinition du projet de recherche ? Que peut-on faire et ne pas faire, et quels conseils pratiques pourrions-nous donner à nos pairs ?

Plus de dix ans après la publication de Doing Fieldwork in China se fait sentir la nécessité d’une mise à jour. De nouveaux champs d’investigation se sont ouverts (par exemple ceux articulant la recherche online et offline), de nouveaux terrains liés à de nouvelles questions ont émergés la comme prise en compte publique du Sida et des questions LGBT en Chine), de nouvelles ouvertures mais aussi de nouvelles contraintes dans l’accès au terrain sont apparues, ainsi que de nouveaux statuts permettant par exemple aux chercheurs et aux étudiants de passer plus de temps sur le terrain, parfois au prix de nouvelles contraintes. Surtout, nous voudrions donner l’occasion aux jeunes chercheurs, dont le point de vue est oblitéré dans le livre de Heimer et Thogersen, de rendre compte de leur expérience et de la partager avec leurs pairs.Bien entendu certaines questions fondamentales développées dans ce livre de référence restent les mêmes et peuvent être discutées à partir d’autres terrains, d’autres expériences, d’autres statuts (celui de jeune chercheur ou de chercheur confirmé non spécialiste de la Chine, éventuellement inséré dans une université chinoise, ou au contraire livré à lui-même).


Programme du workshop

(Chaque présentation, d’une durée de 20 minutes, sera suivie de 10 minutes de commentaires et questions)

MATIN:

10h-10h15 : Introduction par Chloé Froissart, directrice du Centre franco-chinois en sciences sociales de l’université Tsinghua

10h15-10h45 : Judith Audin (CHERPA, Sciences Po Aix, membre du projet européen MEDIUM), « Conduire une recherche en ethnographie visuelle et urbaine sur une reconversion inachevée : une enquête de terrain à Datong (Shanxi) »

10h45 – 11h15 : Virginie Arantes (Université Libre de Belgique), « Étude ethnographique à Shanghai: Comment allier méthodes quantitatives et qualitatives? »

11h15-11h45 : Julien Dreyfuss (EHESS, Centre de recherche Naidao), « Retour d’expérience d’un travail de terrain en sociologie politique : Projet de recherche réalisé pour le gouvernement de Changping, concernant le développement du système gérontologique local »

11h45-12h15 : Cinzia Losavio (UMR CNRS 8504 Géographie-cités, membre du projet MEDIUM) , « Enquêter en Chine dans le cadre d’un projet bilatéral : démarche ethnographique et nouveaux outils »

APRES-MIDI :

14h00-14h30 : Aurélien Boucher (Chinese University of Hong Kong, campus de Shenzhen), « Les archives de la République populaire de Chine : Sources et méthodes d’investigation »

14h30-15h00: Olivier Ruelle (Hong Kong Polytechnic University), « Online research: between hybridity and reciprocity »

15h00-15h30 : Marc Julienne (INALCO, chercheur invité à la Shanghai Academy of Social Sciences), « Composer avec un objet d’étude sensible: la recherche sur le contre terrorisme en Chine »

15h30-16h00 : Thomas Amadieu (Institut Franco-Chinois de Suzhou, Université Renmin de Chine), « Enquêter sur les jeux d’argent en Chine : les obstacles normatifs »

16h00- 16h30 : Conclusions

Samedi 3 juin 2017, de 10h00 à 16h30
Université Tsinghua, Mingzhai Building, salle 337

Le workshop sera animé par Chloé Froissart,
Directrice du Centre franco-chinois de l’université Tsinghua.

Il se tiendra en français.

Pour assister au workshop, merci de confirmer votre participation à  l’adresse suivante : camille.liffran@beijing-cfc.org

Young Researchers Seminar : New Developments in the Chinese social sector – 2 June 2017

The Tsinghua University Sino-French Research Centre is pleased to invite you to a seminar on new developments in the Chinese social sector.

Speakers:

Virginie Arantes (Université Libre de Belgique),

Olivier Ruelle ((Hong Kong Polytechnic University)

Discussants:

Jia Xijin, Associate Professor at the School of Public Policy and Management of Tsinghua University, Vice Dean of the Institute of Philanthropy of Tsinghua University

Chloé Froissart, Director of the Tsinghua Sino-French Research Center

Virginie Arantes: « The emergence of a ‘Green’ third sector in China: Cross-sectional study of grassroots NGOs

Social enterprises are a relatively new concept in China; however, their emergence already seems « unstoppable » in Shanghai. Indeed, a growing number of different actors have been actively emerging and promoting a new entrepreneurial approach in order to address social issues and create positive community changes. After more than two decades of what have been called an « association revolution » with the exponential rise of NGOs in China, a time of social enterprises development seem to have come. Drawing on fieldwork conducted in Shanghai, this article suggests that the diversification of the third sector with the emergence of social enterprises can be seen as a strategic response of society in order to overcome the restrictive and controlled environment imposed to NGOs in China.

Virginie Arantes

Virginie Arantes is a doctoral candidate and FNRS research fellow in the Department of Political and Social Sciences at the Université Libre de Bruxelles. Her actual research focus on grassroots environmental NGOs and social enterprises in Shanghai.

Olivier Ruelle : « Public Interest Practitioners in China :How doing gongyi constitutes a sense making process? »

In 2011, public figures such as academics and investigative journalists caught much public attention by launching a series of actions through social media in China. Some of these actions revolved around the abduction and trafficking of children, miners befallen by pneumoconiosis, or malnutrition of schooled children in poor regions. Described as ‘Internet philanthropy,’ ‘social public interest actions,’ or ‘popular public welfare’, these gongyi or public interest actions were initiated by individuals not generally associated with charity or philanthropy. They reached out to the public in a direct and immediate way through social media, enabling volunteers to participate online and offline. And they raised social issues rarely covered by traditional media. The emergence of public interest (PI) initiatives and their use of Social Network Services are the signs of a radical transformation of China’s charity sector, an evolution from top-down cishan to a more accessible gongyi. This evolution is marked by a steady development in the number of non-profit organizations, with almost 330,000 private non-commercial enterprises (minban fei qiye danwei) registered through the Ministry of Civil Affairs in April 2016. The objectives of this research are, first, to understand the motivations of long-term staff and volunteers involved in this growing sector in China, a subject that has hardly been investigated in the existing literature. Second, how their involvement constitutes an individual sense making process that helps them construct meaning regarding their social contribution and their relations with other social actors. And, third, to start considering the wider implications of this individual sense making process for the future of the PI sector.

Olivier Ruelle

After about twenty years of living and working in China, Olivier Ruelle has been a PhD candidate at the Hong Kong Polytechnic University’s Department of Applied Social Sciences (APSS) since 2014. His research interests lie in the motivations of public interest (gongyi) practitioners and how they cooperate with other social actors to solve social problems.

Friday, 2 June 2017, from 2:00 pm to 4:30 pm

Tsinghua University

Mingzhai Building 明斋楼

Room 337

The seminar will be held in English and Chinese.